Geneviève de Gaulle Anthonioz, présidente de l'association des anciennes déportées et internées de la Résistance, qui a bien connu au camp de Ravensbrück Neus Català, auteur de l'ouvrage, écrit dans sa préface: «Neus Català, pour moi, c'est Neige Roger. Je l'ai connue au camp de Compiègne et j'ai tout de suite été attirée par son visage ardent, énergique. Et surtout, elle était républicaine espagnole, engagée dans la Résistance française: plus de trente-cinq mille des compatriotes de Neige ont été fusillés, sont morts dans les combats ou dans les camps de concentration. Auparavant, ils avaient lutté les premiers contre le nazisme. Eux ont su avant nous quel était l'enjeu dans l'affrontement avec l'armée hitlérienne.
Pas d'attentisme chez ces femmes et ces hommes résolus: «C'était tout ou rien, écrit Neige, quand on entrait dans le combat clandestin rien d'autre ne comptait (...). La rencontre avec des combattantes contre le nazisme de tous les pays d'Europe a été l'un des «cadeaux» que nous a offert le camp de Ravensbrück. Maria l'Allemande, Anichka la Tchèque, Nina la Polonaise, Sylvia la Norvégienne, Charlotte la Hollandaise, Antonia la Russe, comme Neige et Carmen nous ont mieux fait comprendre la dimension de cette guerre. Et entre-nous s'est créée une indéfectible fraternité.»
En ce temps anniversaire de la libération des camps de concentration nazis en Allemagne, il est bon de se souvenir de ces «oubliés de l'histoire», ces femmes espagnoles de la Résistance qui, comme d'autres - je pense aux internés dans les affreux camps de concentration d'Afrique du Nord, la plupart communistes fidèles à leur patrie et à leur idéal, ou aux Tziganes voués au génocide - ont témoigné en des temps tragiques et dont personne ne parle, ou presque.
En publiant ces témoignages de femmes espagnoles qui, «après la Libération de la France (ont) continué à être des réfugiées sans la moindre reconnaissance de (leurs) capacités intellectuelles ou professionnelles, sans droits civiques», l'éditeur Michel Reynaud, auteur de la «conclusion» du livre, souligne à juste titre que le patrimoine ainsi restitué est «l'essence du devenir de toute nation, et aussi un acte culturel».
PIERRE DURAND / L'humanité.
Pas d'attentisme chez ces femmes et ces hommes résolus: «C'était tout ou rien, écrit Neige, quand on entrait dans le combat clandestin rien d'autre ne comptait (...). La rencontre avec des combattantes contre le nazisme de tous les pays d'Europe a été l'un des «cadeaux» que nous a offert le camp de Ravensbrück. Maria l'Allemande, Anichka la Tchèque, Nina la Polonaise, Sylvia la Norvégienne, Charlotte la Hollandaise, Antonia la Russe, comme Neige et Carmen nous ont mieux fait comprendre la dimension de cette guerre. Et entre-nous s'est créée une indéfectible fraternité.»
En ce temps anniversaire de la libération des camps de concentration nazis en Allemagne, il est bon de se souvenir de ces «oubliés de l'histoire», ces femmes espagnoles de la Résistance qui, comme d'autres - je pense aux internés dans les affreux camps de concentration d'Afrique du Nord, la plupart communistes fidèles à leur patrie et à leur idéal, ou aux Tziganes voués au génocide - ont témoigné en des temps tragiques et dont personne ne parle, ou presque.
En publiant ces témoignages de femmes espagnoles qui, «après la Libération de la France (ont) continué à être des réfugiées sans la moindre reconnaissance de (leurs) capacités intellectuelles ou professionnelles, sans droits civiques», l'éditeur Michel Reynaud, auteur de la «conclusion» du livre, souligne à juste titre que le patrimoine ainsi restitué est «l'essence du devenir de toute nation, et aussi un acte culturel».
PIERRE DURAND / L'humanité.
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